Hop, jour du grand départ. Réveil 5h45, *baillement*, finissage du sac, *baillement*, et départ de l'appart *baillement*. RER B, zou gare du nord pour
prendre l'eurostar. Globalement l'eurostar, ça marche comme l'avion. Déjà tu
poireautes. Ensuite tu passes à la sécu. Puis à une première douane (le lecteur
attentif aura reconnu la douane française). Une deuxième douane (l'anglaise ce
coup ci - faut suivre) pour la forme. Re-poireautage en zone duty-free (et hop
un pain au chocolat pour complèter le petit-déj). Et enfin embarquement, 20
minutes avant le départ du train. Train qui était tout spammés aux couleur de
da Vinci Code, trop trop cool. Bon, donc départ vers 8h07, arrivée vers 10h
pour environ 3h de trajet (attention, il y a un piège).
Et ben moi qui avait jamais essayé le tunnel sous la manche, ben ça vaut pas le
détour. C'est vraiment qu'un gros tunnel de 20 minutes, même pas la moindre
loupiote à l'intérieur (ça m'a surpris ça d'ailleurs). Le seul truc qui m'a
amusé c'est la quantité de barrières et sécurité qu'il y a à l'entrée et à la
sortie du tunnel, le long de voie. Double barrière, avec no man's land, ça
rigole pas - j'imagine que c'est pour éviter les clandestins.
Arrivée à Londres - Waterloo International vers 10h donc. Ben, c'est juste une
gare. Là, le change est assailli, je ruse en strafant et en allant prendre
directement un ticket de métro. Et ça, c'est cher: qqchose genre 3.20 livres
(on multiplie par 1.5 pour avoir en euros). Pour le métro, j'avais juste un
changement à faire, ça c'est facile, il suffisait juste de repérer les noms des
lignes (oui elles ont toutes un petit nom & une couleur, mais pas de numéro).
Globalement c'est bien indiqué, donc je me retrouve vite dans le bon métro
(applaudissements).
En fait, les anglais n'appellent pas ça métro (bien sûr me dirat-on) mais
tube. Quand on est dedans, on comprend toute la signification du terme. Les
rames sont - stricto sensu - des tubes. Par exemples, les portes ne sont pas
planes; concrétement, ça veut dire que à la première station, quand les portes
se sont refermées, j'ai senti la porte passer à la base de mon crâne. Et euh,
j'aurais largement pu avoir la tête au milieu de la partie haute de la porte
sans que je m'en aperçoive. Pfiou, sont fous ces anglais.
Après un changement et quelques stations, je me retrouve à King Cross, *the*
gare de Londres (au moins la plus connue, vu qu'il semble avoir une bonne
tripotée de gares dans Londres). Un petit détail technique, j'ai jusqu'à ce
moment là pas la moindre idée si ma Visa marche en angleterre, et si c'est pas
le cas, globalement je suis mal. Je me dirige vers les distributeurs de billets
de trains pour prendre un billet direction Cambridge, je prends un tarif au pif
qui me semble correct, et je teste la carte, qui, ô miracle, fonctionne.
Par acquis de conscience et munis de ma plaque de consommateur, je pars en
quête d'un de ces distributeurs qui fournit contre un bout de plastique des
petits morceaux de papiers en mauvais état mais qui font néammoins la joie des
commerçant de tout poil quand on veut repartir avec quelque chose. Et là, gros
échec, même sur un distributeur en dehors de la gare. Dépité, je passe changer
de l'argent au change du coin histoire de voir venir si jamais ma carte décide
de ne pas passer angleterre. 8% de commission, je l'ai encore en travers de la
gorge lui.
Après ces incroyables péripéties, je regarde les horaires des prochains et coup
de chance, un direct pour Cambridge part à 11h15, sachant qu'il est 11h passé.
Je me dirige dare-dare vers le quai, qui se trouvait être le 9. Ce fut facile à
trouver bien sûr, puisqu'il était juste à coté du quai 9 3/4 devant lequel
j'étais passé. Et donc oui, il y a bien indiqué le quai 9 3/4 à King Cross,
avec un trolley à moitié rentré dans le mur correspondant. J'ai pas eu le
temps de prendre une photo, dommage 
Tant que j'y suis, il y avait indiqué quai 9B pour mon train. Après enquête
express, il y a juste un seul quai 9, avec coté 'devant du train' marqué A et
coté arrière du train marqué 'B', sachant que le train présent couvrait
largement les 2 zones. Encore un mystère non-élucidé (et c'est pas fini).
Et c'est parti pour 45 minutes de train. La campagne Londonienne ben c'est
pareil que celle française vu de train. La seule différence, c'est que y'a
vraiment beaucoup de personnes qui bossent sur les voies (avec leur gilet
orange fluo, toussa). A croire qu'ils rénovent leur réseau ferroviaire.