Et faut bien retourner en Angleterre, ouin, veux pas, sont méchant avec moi, font rien qu'à rouler à gaucher et parler une langue bizarre. Bref, debout 5h45 (ouch) pour l'eurostar de 8h07, qui a du retard (rien de bien grave cependant - ma tartelette citron étant très bonne).

Une fois arrivé à Waterloo, je me dirige vers le métro, tout content d'éviter les files pour acheter un tickets - j'avais effectivement pris plusieurs tickets (4) le vendredi en partant. Mais malheureusement ces boulets ne l'entendaient pas de cette oreille. Je passe un ticket dans la machine - "coin". Je réessaye - "re-coin". Je réessaye suffisament pour faire venir le gars des transports à coté - "Ah ben oui ça risque pas de marcher, regardez". Effectivement. Les billets "single-fare" du métro londonien ne sont valable que le jour même. Raaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhh bordeeeeeeeeeel. Je me retrouve donc d'une part avec 3 tickets qui me servent à rien (3 livres pièce) et d'autre part avec l'obligation de faire la queue.

J'en profite quand même pour prendre une Oyster Card. Après avoir lutté avec la doc (et un peu le guichetier), j'en suis arrivé à la conclusion suivante. Les oyster card, c'est les cartes sans contacts genre Navigo des transports londoniens. Mais il en existe plusieurs types: ceux comme les navigos, avec un dossier à faire, photo et tout le toutim et ceux pour les "singles fares" anonyme. Le principe de ces derniers est juste de les recharger avec de l'argent et quand tu passes aux tourniquets, ça te débite de la carte le montant adéquat. Le truc intéressant étant que c'est nettement moins cher comme ça; la carte coûte 3 livres, mais chaque trajet simple coute 1.5 livres contre 3 livres pour des tickets normaux (ceux qui ne marchent que le jour même, mais si, souvenez vous ...).

Une fois arrivé à King Cross, je regarde le panneau d'affiche. Mmm. Cambridge... Ah, y'a un direct à 10h45. Il est quelle heure au fait... Mmm, 10h44 et 31 secondes. Va être tendu ça. Platform... 5, cool c'est juste face. Je cours, et je suis pas tout seul, vers la platform, pour voir les portes se fermer. Dommage... oupa! Parce que les chefs de gares qui géraient le départ du train sur le quai nous voient et nous réouvre à l'arrache la première porte du train pour qu'on puisse monter. Et ben ça, c'est gentil :) . C'est ainsi que j'ai pu passer tout le trajet à me demander si j'avais bien pris le bon train quand même. Coup de chance, oui.

Et sur ce taffage, ouin pas le moral.